Le sport, grand oublié du débat sur les rythmes scolaires

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L’actualité « Éducation » du mois de janvier, sur le web comme ailleurs, a été écrasée par la contestation sur la réforme des rythmes scolaires menée par le ministre Vincent Peillon. Le sport, toujours évacué comme une activité « péri scolaire » comme les autres, a été à nos yeux le grand absent des débats.

Le « décret Peillon » passé en cette fin janvier sur la réforme à venir des rythmes scolaires (lire ici l’opinion d’Hervé Gattegno sur lepoint.fr), qui étalera à terme la semaine d’école de nos enfants sur neuf demi-journées, n’en finit pas de susciter le débat. Par ses probables coûts notamment, désormais estimés de 400 à 600 millions d’euros par an pour les collectivités locales selon certains médias.

école1A Lyon, par exemple, Gérard Colomb, le maire qui appartient pourtant à la majorité, ne veut pas emmener sa ville vers une application de la réforme dès la rentrée prochaine, ne pouvant y consacrer les 5 millions d’euros nécessaires aux nouveaux cadres encadrants des enfants, hors les rythmes et horaires aujourd’hui d’usage. Tout autour, concernant le « Grand Lyon », les élus des communes sont plus partagés mais une courte majorité se déclarent néanmoins « contre » une application dès septembre 2013. Et le débat n’est heureusement pas que budgétaire, comme le souligne cet intéressant article de La Gazette des Communes. Comment seront regardées à la fin de cette année les municipalités qui n’auront voulu ou pu mettre en oeuvre la réforme, alors que celle-ci est justifiée par le bien-être de nos enfants ?..école5

Il est pour cette raison intéressant de lire ce directeur d’une école primaire de Savoie sur leplus.fr. Et de jeter un oeil sur ce qui se fait autour de nous, en Europe. Souvent, le sport y est l’indispensable outil d’éducation complémentaire des « cours » dispensés dans la classe. Il reste malgré tout le (très) grand absent de la réforme menée par Vincent Peillon. Le simple mot « sport » n’est même pas mentionné  dans la déclinaison des grandes orientations de la refondation de l’école, sur le site officiel du ministère de l’Éducation nationale.
Il n’est jamais cité alors que l’intéressante expérience « cours le matin, sport l’après-midi » lancée en 2010 par Luc Chatel, le prédécesseur de Vincent Peillon, relayée dans 122 collèges en année 2, a donné lieu à des premières conclusions très positives. Il ne l’est pas alors que le rapport du député de l’Hérault Robert Lecou a souligné en février 2012 les lacunes profondes du sport scolaire, indispensable lien entre le sport à l’école et le sport en associations.école4

A propos: où sont les enseignants du sport en France, inaudibles dans le débat sur la réforme des rythmes scolaires?

La Box des Étoiles du Sport, le plus beau cadeau sport parent-enfant

BENOÎT EYCKEN (à droite) est, avec Sébastien Foucras, le co-fondateur des Étoiles du Sport, nées en 2002 de leur idée d’associer champions et espoirs dans un objectif de partage d’expérience. Il explique ici la génèse de leur dernière initiative, la « Box des Étoiles du Sport », un cadeau qui permet aux parents et aux enfants de partager une expérience rare: une demi-journée avec un sportif reconnu.

Comment est née l’idée de la « Box » ?

Elle remonte à loin, elle est antérieure aux Étoiles du Sport. En 1999, nous avions mis sur le marché, via internet, nos Journées Accès Champions, qui offraient au public la possibilité de partager des journées avec des skieurs de renom tels Florence Masnada, Jean-Luc Crétier ou la regrettée Karine Ruby. Mais à l’époque, tout le monde se méfiait du paiement en ligne, c’était compliqué. Nous avions fait zéro vente ! Nous avons donc retiré le produit du marché, puis imaginé d’autres voies. En 2002 est né l’événement Etoiles du sport. Nous avons en fait continué de travailler dans cette veine du partage d’expérience, en l’exprimant autrement.

Pourquoi revenir, donc, à une offre grand public, alors que les Étoiles du Sport se conçoivent entre sportifs de haut-niveau ?

C’est une nouvelle étape que nous voulons franchir avec les Étoiles, nos dix premières années d’expérience derrière nous.  Nous voulons maintenant nous adresser aussi aux amateurs de sport, au public. Nous avons ouvert la participation des amateurs à notre Raid, l’épreuve phare de la semaine des Étoiles à La Plagne. Offrir la possibilité de rencontrer les plus grands athlètes français, beaucoup d’entre eux dans leur cadre de vie, l’Insep, va dans le même sens.

Qu’offrez-vous à travers la Box des Étoiles?

Une fois l’achat validé sur le site de la Box, on a le choix de l’accès à une soixantaine de champions. Issus de sports individuels comme Marie-Jo Pérec, Laura Flessel, Lucie Decosse, Jean-Philippe Gatien, Alain Bernard, Martin Fourcade, Edgar Grospiron… Comme de sports collectifs tels Lilian Thuram, Jérome Fernandez, Dimitri Yachvili… On consulte ensuite le planning de disponibilité du champion, et on peut réserver sa date pendant un week-end ou lors de vacances scolaires. Pour l’enfant et le parent qui accompagne, c’est rencontrer l’athlète, découvrir les coulisses de la haute compétition, les recettes de sa réussite. Bien entendu, toutes les questions seront possibles. Et au-delà des confidences, on pourra aussi profiter d’un moment rare : pratiquer la discipline aux cotés du champion. Chaque demi-journée est ouverte à dix box maximum pour les sports individuels, donc dix parents et dix enfants de 7 à 17 ans, et vingt pour les sports collectifs. Les sportifs qui sont, ou y ont été basés, reçoivent à l’Insep, à Paris, les skieurs à la montagne, et nous offrirons bientôt de l’outdoor sur la côte basque.

« L’idée forte, c’est d’inspirer les enfants »

Vous rémunérez les athlètes ?

Bien entendu. Cinquante pour cent des revenus de la Box leur revient, mais certains nous ont déjà demandé de reverser directement ce revenu à des associations caritatives qu’ils soutiennent. Pour d’autres, ces 800 euros minimum pour une demi-journée peuvent représenter un complément de salaire appréciable. Notre force, notre légitimité, c’est d’être sur place, sur le terrain, et donc responsables du résultat, de la satisfaction des acheteurs. C’est rare sur un concept de Box.

En quoi le votre rejoint-il les fondamentaux des Étoiles du Sport ?

Il s’agit de transmission, là-aussi. Non plus entre un champion  et un espoir, mais entre un champion et des amoureux du sport ou de la discipline. On va jusqu’à taper des balles avec Guy Forget, jouer au foot sous la direction de Laurent Blanc, skier avec Antoine Dénériaz, nager avec Malia Metella, ce n’est pas banal ! L’idée forte, c’est d’inspirer les enfants. Une telle expérience, rare, peut les marquer à vie. Et les bénéfices que générera la diffusion de la Box seront réinjectés dans notre Université des Étoiles, au service de nos espoirs. Avec la Box, nous installons un cercle vertueux, toujours au service de notre concept, le partage.

Les Étoiles du sport, la Box, en vente en grande distribution, 299 euros.

Enfants, ados, mal de dos? Nagez comme Laure Manaudou 2012…

Cartables trop lourds, postures assises trop longues: nos ados en auraient « plein le dos » ! Et ceux dont la pratique du sport est assidue n’y échappent pas… Scolioses, pathologies diverses du rachis et autres: le Professeur Yves Catonné, chef du service orthopédie et traumatologie à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris, a lancé un cri d’alerte sur Destination Santé.fr sur le sujet. Celui-ci a été largement abordé lors des récentes Journées internationales de la médecine du sport, qui se sont tenues à l’Île Maurice. « Jeunes sportifs, ménagez votre colonne! » est le message du Pr Catonné, qui rappelle notamment l’extrême vigilance à porter, à l’adolescence, face à des sports de contacts tel le rugby.

Quels sports, plus précisément, sont susceptibles de contribuer à abîmer davantage encore le dos des enfants? Le docteur Linh Vu Gnoc, médecin du sport, et le coach sportif Nordine Attab y ont répondu dans l’émission Allo Docteurs, sur France 5.

« Faut-il s’inquiéter du mal de dos chez les enfants sportifs » est un autre point de vue, québécois celui-là et fort intéressant, détaillé par le docteur Mathilde Hupin, résidente en chirurgie orthopédique à l’Université de Montréal et le professeur Jean-Marc Mac-Thiong, chirurgien orthopédique spécialisé en pédiatrie et en rachis à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. A lire également le dossier assez complet sur le mal de dos de nos jeunes sportifs sur le site de la mutuelle Euromut.

Ce mal est une réalité tangible pour nombre de praticiens. Laure Darraillans, ostéopathe, a ainsi constaté que le mal de dos chez les enfants représentait un motif de consultation de plus en plus fréquent dans son cabinet. Elle  divulgue à l’attention des parents une liste de dix conseils préventifs très utiles sur le site de l’IRBMP du Nord-Pas de Calais. Parmi ceux-ci, la recommandation de la pratique de la natation, l’un des remèdes les plus efficaces au mal de dos, à tout âges. comprendrechoisir.fr nous le rappelle à travers une publication qui détaille jusqu’à la nage la plus profitable. Le dos… crawlé, bien entendu! Mais nos rejetons ne sont pas obligés de viser les niveaux de performances de Laure Manaudou (photo)…